Mon appel à servir dans l’humanitaire prophétique

C’est en 2005 que je rencontre le seigneur Jésus Christ à la Vrai Eglise de Dieu du Cameroun, assemblée de la Cité Verte à Yaoundé capital du Cameroun. Ceci après une évangélisation ratée axée sur le motif de la peur qui aurait pu faire de moi un adepte de la Communauté Missionnaire Chrétienne internationale (CMCI). En effet les aînés de ma famille étant devenus nés de nouveau s’étaient lancés à la conquête chrétienne de la famille sur un ton qui ressemblait à la guerre sainte. Ce n’était pas les non croyants qui persécutaient ceux qui avaient cru, mais l’inverse était de mise et plusieurs cadets devaient faire semblant d’avoir cru au seigneur Jésus pour bénéficier de leur attention et de leurs soins financiers et matériels. Cette procédure ne marchait pas avec moi parce que j’étais bien débrouillard et n’avait pas besoin d’aide de leur part sous cette condition. J’étais aussi à un âge charnier entre les deux grandes générations de la famille et je fréquentais aisément les deux grands groupes pour savoir que ces cadets mentaient juste et n’avaient jamais cru comme on l’annonçait fièrement en guise de trophée de chasse. Cette foi illusoire a beaucoup détruit ma famille et elle est entrée dans une hypocrisie profonde qui a créé en son sein des sous groupes et des sectes peu dévoilées mais réelles. Les plus forts constituaient leurs groupes des « croyants » et pour peu que vous intégriez l’un des groupes, la chasse aux sorcières s’arrêtait pour votre cas et on vous donnait Jésus sans confession et votre nom était inscrit au panthéon des bienheureux de la sainte famille. Oui je commence ce livre par cet aperçu familial pour que nous prenions en compte la blessure que la fausse croyance et l’évangile émotionnel peut apporter comme difficulté sur la famille et la société. Nous sommes aujourd’hui au point de départ dans cette famille alors que les premières pentecôtes ont retenti autour de 1990. Les chrétiens qu’on n’écrase pas ne produiront jamais de l’huile d’onction pour la nation. Le chrétien qui persécute le païen n’a sûrement jamais cru. Le christianisme est différent des autres religions révélées sur ce motif de la libre adhésion. L’esprit de la religion s’est installé plus profondément dans le mouvement pentecôtiste et les familles et la nation en souffre. Le martyr d’Etienne nous montre que l’Eglise issue de la pentecôte dans Acte 2, n’avait pas vocation à devenir une religion. Jésus christ n’est pas le fondateur des religions, mais de l’Eglise.

            Baptisé dans le saint esprit par sa grâce (librement et sans imposition des mains et autre contact et pressions humaines, mais par l’évangile) en 2005 au centre évangélique de la Vraie Eglise à Tsinga Yaoundé. Je me suis présenté ensuite à l’examen du baptême d’eau à l’assemblée d’Obili de la même église. L’apôtre Nestor Toukea demanda ce jour là qu’on ne me baptisa pas encore et que si je le voulais bien, on le ferait après. Grande fut notre surprise, mais plus aujourd’hui après que se soit manifesté ce que seul le saint esprit pouvait connaitre et l’avait révélé à son serviteur. Il ne fallait pas en effet que je  sois dans la posture de condamné en participant ce jour aux eaux du baptême vu les séismes qui devaient se produire dans ma vie pendant les 13 années qui ont suivi. Je n’étais pas en effet appelé pour une dénomination religieuse, mais pour la nation.

            L’apôtre Toukea prophétisa ensuite sur ma vie un après midi au centre évangélique de Tsinga alors que son fils Gaüs m’avait emmené le saluer. Je ne connaissais même pas ce qu’on appelle la prophétie. Il m’avait alors regardé et avait demandé ce que je faisais dans la vie ? Je lui ai dit que c’était le marketing et il m’a déclaré que le seigneur m’accordait beaucoup d’autres emplois encore. Une décennie après, cette pluridisciplinarité professionnelle s’est déjà manifestée en moi. Je suis fier d’avoir rencontré ce grand homme de Dieu qui pouvait comme Siméon au temple de Jérusalem encadrer la naissance spirituelle et sacerdotale de l’enfant Jésus.

            La fébrile barque de mon appel parviendra à tenir sur les flots agités par le Léviathan qui avait lancé l’eau comme un fleuve derrière la femme qui a enfanté l’enfant mâle afin de l’entraîner par le fleuve et avaler son enfant ; mais la terre me secouru en engloutissant le fleuve que le dragon avait lancé. La flamme de mon appel, de ma vie et de mon ministère ne s’éteindra pas même placé dans le vent contraire des difficultés multiples.

            C’est à Bafoussam en 2010 que je ferai la rencontre de la fille du sacrificateur de Madian au puits de l’esthétique cosmétique alors que j’étais préoccupé par mon peuple qui criait dans les geôles de pharaon et que je pensais sincèrement m’être échappé du système. C’est derrière ce métier que je commence l’école de la patience ministérielle occupé à résoudre les problèmes de beauté des personnes plongées dans toutes les formes de confusion, recherchant parfois tout, sauf ce qu’il leur faut véritablement. La conduite de ce troupeau contraignant de Jéthro le sacrificateur de Madian, l’esthétique cosmétique et ses réalités, m’enseignera la préparation prophétique de l’Eglise, épouse du seigneur pour les noces de l’agneau tel que contenu dans Esther 2 : 12.

            Alors que je promenais ce troupeau, je ferai en 2014 la rencontre du buisson ardent   au sommet de ce ministère. Ce fut à la mort de ma femme, la mère de mes cinq enfants que l’ennemi conduira dans la prison labanique de la famille maternelle par kidnapping et que je n’ai pas revu jusqu’à cette date d’Août 2018, pendant que je rédige ces lignes. Je me dis que c’est déjà pour ces tout-petits l’école de la maison du potier qui s’est ouverte. Le buisson brûlait et ne se consumait pas animé par différents carburant nourri par une belle famille remontée et prêt au crime : accusations, injures, destruction des biens et de la carrière professionnelle, corruption des magistrats par des méthodes peu orthodoxes, trafic d’influence dans la procédure face aux magistrats rétissant au jeu de la corruption, vol et distraction du dossier de procédure, détournement de dépouille légitimement mariée, recrutement, financement et commissionnement des gardiens de prison et des prisonniers pour de basses besognes dans la prison à l’endroit du détenu, destruction de l’identité des enfants enlevés et affectation des nouveaux noms etc… Je me suis trouvé face à ce buisson et j’étais là comme Paul et Silas, à la prison intérieure et solidement gardé. Le seul chef d’ accusation de cette belle famille qui m’en voulait était simplement que je ne sois pas mort comme ils auraient voulu. Et je me suis détourné pour voir pourquoi le buisson ne se consumait pas quand au centre du feu la voix de Dieu me parvint distinctement. Devenu serviteur enrôlé au sacerdoce dans la prison centrale de Bafoussam, j’y ai fait exactement 365 jours à louer Dieu avec le Diacre MBengono Raoul et les autres prisonniers jusqu’à ce que les murs de cette prison s’écroule.

        L’ordre divin ministériel me sera donné là bas : un matin à 9 heures alors que le jour venait de se lever sur la prison : et le seigneur me fit voir l’église de la prison à laquelle il m’appelait désormais. Sorti de prison en 2015, le seigneur me conduit dans la prison du chemin des fils de l’orient pour une école aux côtés des Saül, Laban et Balaam et autres représentations de l’impie qui agit dans l’église et dans la société. C’est alors la confrontation de l’huile prophétique de mon appel dans leur différents enclos (Job 24 : 11 «11Dans les enclos de l’impie ils font de l’huile, Ils foulent le pressoir, et ils ont soif; »). Cette huile qui est produite dans la douleur. Concassée, pressée, purgée et filtrée par les méthodes de destruction sortie du laboratoire de l’impie qui se trouve dans l’église et les tribunaux, le seigneur s’est continuellement révélé à moi par sa grâce qui surpasse toute intelligence humaine.

            Je rends grâce à Dieu pour les différents pressoirs utilisés qui ont fait couler de moi l’huile vierge pour la nation emprisonnée dans les geôles multiformes. N’ayant aucun procès à intenter contre ces potiers peu communs qui ont donné forme à mon ministère bon gré et malgré eux. Je rends grâce à Dieu pour les merveilleux choix qu’il a opéré en ces différentes personnes, instruments parfaits que j’ai rencontrés et qui ont été utilisés pour poser une emprunte sur cette œuvre. Je continue à les regarder tel qu’ils ont été dans la manifestation de l’amour qu’ils m’ont témoigné du plus profond de leur cœur. Tout comme moi à qui sont révélées aujourd’hui les paroles de cette vision, plusieurs sont esclaves des chaînes conscientes et inconscientes qui ruinent leur vie et leur ministère, chacun en son grade et sa fonction. Que les paroles de cette prophétie soient un pont et une traversée pour raffiner leur huile et leur onction. Que leur cœur, comme celui des frères de Joseph, accepte les paroles de cette vision, non comme une condamnation, mais des paroles de pardon, de communion, d’affranchissement et de promotion d’une meilleure relation pour la gloire de Dieu et de son œuvre qui dans nos vies surpasse les épines du mal.

            Je prie le seigneur qui, au travers du saint esprit, est l’auteur de ce ministère  prophétique, reçu dans un style imagé de révélations énigmatiques, étalées sur douze niveaux de marche de l’escalier d’élévation, de donner à chaque visiteur de cette page la manne cachée, pour asseoir la compréhension et son usage saine et sereine. Que cette page s’éloigne d’un vulgaire site de publication, pour être une mine d’or entre les mains des chrétiens mature et des bébés chrétiens pour l’édification du corps de Christ.

Merci